
Le fait
Le 4 novembre 2026, Agility Robotics, fabricant du robot humanoïde Digit, a annoncé la clôture de sa fusion avec la société de chèque en blanc (SPAC) Churchill Capital Corp XI. Les actions et les bons de souscription de la société fusionnée doivent commencer à être cotés au Nasdaq le 5 novembre sous les codes AGLT et AGLTW. À l’heure où nous écrivons, avant l’ouverture de Wall Street, aucun cours n’est connu.
Contexte
Le vote des actionnaires du 2 novembre avait approuvé l’opération (voir notre billet). Le communiqué du 4 novembre ajoute des éléments sur l’activité, présentés par l’entreprise :
- Digit est déployé chez GXO, Schaeffler et Toyota Motor Manufacturing Canada ; GXO l’étend à deux sites américains supplémentaires, avec des déploiements attendus début 2027 ;
- AGCO prévoit un pilote dans son usine de Hesston (Kansas) à partir de 2027 ;
- plus de 65 000 heures de fonctionnement réel ;
- plus de 300 millions de dollars de commandes pluriannuelles pour Digit 5, la prochaine génération, sous réserve d’étapes contractuelles ;
- une usine, RoboFab, conçue pour produire jusqu’à 10 000 robots par an, et Agility Arc, sa plateforme logicielle de gestion de flottes.
Les actionnaires existants gardent 100 % de leurs titres dans la société fusionnée ; eux et le sponsor de Churchill sont soumis à un blocage de vente de 180 jours, avec une levée anticipée possible selon des critères de cours de l’action.
Pourquoi ça compte
Agility espère devenir, selon son communiqué, la seule entreprise américaine cotée spécialisée dans les humanoïdes avec des déploiements commerciaux avérés. Business Insider rappelle pourtant, d’après les documents de fusion, que l’entreprise a réalisé 1,8 million de dollars de revenus en 2025 pour 138,1 millions de dollars de perte nette, et que plus de la moitié de ces revenus venait de cinq robots achetés par l’un de ses investisseurs.
Lecture Neurone21
La clôture est un fait confirmé par l’entreprise ; la cotation du 5 novembre reste une prévision tant que la séance n’a pas eu lieu. Les 300 millions de dollars de commandes dépendent d’étapes contractuelles et ne sont pas du chiffre d’affaires. À suivre : le cours d’ouverture, la volatilité des premiers jours, et les premières publications trimestrielles en tant que société cotée.