
Le fait
Dans sa note quotidienne du 24 octobre 2026, reprise le 25 par TechCrunch, Torsten Slok, économiste en chef du gestionnaire d’actifs Apollo, affirme que l’IA a produit « zéro retombée financière » pour les entreprises américaines hors du secteur technologique.
Les indicateurs
Slok compare les sept géants de la tech au reste du S&P 500, qu’il appelle le « S&P 493 ». Chez les premiers, le chiffre d’affaires par salarié et les marges augmentent. Chez les seconds, ils sont plats. La productivité globale, corrigée des cycles, ne montre pas non plus de hausse liée à l’IA.
Le changement d’attitude
Selon lui, les entreprises traditionnelles lèvent le pied et commencent à voir les dépenses en tokens (unités facturées par les fournisseurs de modèles) comme un centre de coût qui pèse sur les marges, et non comme un moteur de croissance. Les jeunes pousses financées par le capital-risque, elles, dépensent toujours plus. Slok résume : « L’IA est peut-être une excellente calculatrice, mais en entreprise, l’intelligence est surtout une affaire de jugement. »
Pourquoi ça compte
La note arrive alors que les fournisseurs se livrent une guerre des prix pour gagner des clients professionnels. Si les entreprises hors tech jugent le retour insuffisant, ces baisses de prix ne suffiront pas à les convaincre.
Lecture Neurone21
Le constat porte sur des moyennes macroéconomiques et ne dit rien des projets bien ciblés. Mais il rappelle une règle simple : un projet d’IA doit démarrer par un gain mesurable sur un processus précis, et suivre sa facture de tokens dès le premier jour.