
Le fait
Le Bureau général du Conseil des affaires d’État, le gouvernement chinois, a publié le 23 octobre 2026 des directives pour adapter l’emploi aux progrès de l’IA. Le texte fixe 18 tâches réparties en six domaines : potentiel de création d’emplois, adoption de l’IA favorable à l’emploi, compétences numériques des travailleurs, services de l’emploi, protection sociale, et surveillance des risques.
Les mesures principales
Pékin demande un mécanisme d’évaluation des risques pour l’emploi liés à l’adoption de l’IA, des efforts pour atténuer les suppressions de postes et un dispositif de surveillance et d’alerte précoce. Le texte prévoit aussi de mieux protéger les droits des travailleurs dans la collaboration homme-machine, de renforcer la protection sociale des travailleurs indépendants et des plateformes, et de revoir la répartition des revenus.
Côté création d’emplois, il s’agit d’aider les petites et moyennes entreprises, de favoriser de nouveaux métiers de l’IA et des programmes de formation spécialisés.
Contexte
Selon les chiffres officiels cités par l’agence Xinhua, l’industrie chinoise de l’IA au sens strict pesait plus de 1 200 milliards de yuans (environ 178,6 milliards de dollars) en 2025, avec plus de 6 200 entreprises. Fin 2025, plus de 30 % des industriels réalisant au moins 20 millions de yuans de chiffre d’affaires avaient adopté l’IA.
Pourquoi ça compte
Peu d’États ont fait de l’effet de l’IA sur l’emploi un objet de politique publique explicite. La Chine le fait au niveau du gouvernement central, avec une logique de contrôle préalable : évaluer avant de déployer.
Lecture Neurone21
Le texte ne fixe ni sanctions ni seuils chiffrés : c’est une feuille de route, à décliner par les ministères et les provinces. À suivre, la forme concrète du mécanisme d’évaluation, qui pourrait toucher les entreprises qui automatisent.