
Le fait
Le bureau du procureur général du Colorado tient le 26 octobre 2026, à Denver, l’audience publique sur ses projets de règles d’application de deux lois. C’est aussi le dernier jour pour déposer des commentaires écrits, sauf si l’audience se prolonge. Les deux lois entrent en vigueur le 1er janvier 2027.
Les deux lois
La loi SB 26-189 sur les technologies de décision automatisée (ADMT) remplace la loi de 2024 sur la discrimination algorithmique. Elle impose des obligations aux développeurs et aux utilisateurs d’outils qui pèsent sur des décisions importantes, comme un crédit, un emploi ou un logement. Elle donne aussi aux personnes le droit de faire corriger des données inexactes.
La loi HB 26-1263 sur la sécurité des chatbots oblige les exploitants à estimer l’âge des utilisateurs, à dire qu’il s’agit d’une IA et à protéger les adolescents des contenus sexuels et de la dépendance émotionnelle simulée. Elle impose des protocoles face au suicide et un rapport annuel au procureur général.
Ce que le projet révisé a changé
La version du 6 octobre crée une présomption : un outil « influence matériellement » une décision quand le décideur consulte son score, son classement ou sa recommandation et que la décision va dans le même sens. Les outils qui se contentent de résumer pour un humain en sont exclus. Le texte allège aussi les obligations de transparence : il n’exige plus d’indiquer les « raisons principales » d’un refus, mais de décrire le rôle de l’outil.
Pourquoi ça compte
Le Colorado avait été le premier État américain à voter une loi générale sur l’IA à haut risque. Ses règles d’application serviront de modèle, ou de repoussoir, aux autres États.
Lecture Neurone21
La présomption d’influence est un critère simple et concret. Une entreprise européenne qui sert des clients au Colorado devra cartographier ses outils de scoring, un travail proche de celui que l’AI Act demande pour les systèmes à haut risque.