
Le fait
Le 13 octobre 2026, le conseil des ministres sud-coréen adopte des amendements à l’AI Basic Act (loi-cadre sur le développement de l’IA et la confiance) et à la Data Industry Act. Objectif affiché : rassembler et ouvrir dans un même endroit les données d’IA créées par la puissance publique, pour que chercheurs et PME puissent les trouver plus facilement.
Ce que changent les textes
- AI Basic Act : les données d’entraînement produites via des projets gouvernementaux devront être reliées et fournies par l’AI Hub, plateforme du ministère des Sciences et des TIC (MSIT) depuis 2018. Des exceptions restent possibles par décret présidentiel : secrets d’affaires, données personnelles, droit d’auteur, sécurité nationale.
- Data Industry Act : le ministre peut demander aux institutions publiques et à certaines entreprises privées de relier les informations de localisation des données nécessaires à la plateforme nationale One-Window.
Selon Asia Business Daily et Digital Today, l’entrée en vigueur est prévue six mois après promulgation, soit autour d’avril 2027. Le MSIT annonce ensuite des textes d’application pour un système national de gestion des données d’IA.
Le message officiel
Eom Yeol, directeur général du bureau politique IA du MSIT, cité par Asiae, affirme que ces amendements renforceront la base d’usage des données nationales d’IA et soutiendront l’industrie. Le gouvernement présente la donnée comme la clé de la compétitivité IA, encore trop difficile à localiser pour les acteurs hors grands groupes.
Lecture Neurone21
Séoul ne réglemente pas ici un modèle frontier : il industrialise l’accès aux corpus publics. Pour une entreprise européenne qui travaille avec la Corée ou qui observe les modèles de hubs nationaux, le point à suivre est la liste des exceptions et la qualité réelle des jeux ouverts. Un hub obligatoire sans métadonnées ni licence claire ne crée qu’une coquille ; avec les deux, il devient un avantage concurrentiel pour les PME.