
Le fait
La gouverneure de l’État de New York, Kathy Hochul, a signé le 28 octobre 2026 la loi S.9051B / A.10379C, qui interdit aux exploitants de chatbots d’offrir des fonctions jugées dangereuses aux moins de 18 ans, ou à tout utilisateur dont la majorité n’est pas confirmée. Selon l’IAPP, la loi entre en vigueur le 1er janvier 2027.
Le texte liste douze catégories interdites. Le chatbot ne doit pas se faire passer pour un humain ni prétendre avoir des émotions, revendiquer une relation (ami, petit ami, figure d’autorité), poser de lui-même des questions émotionnelles ou réutiliser des informations de santé confiées plus tôt. Il ne doit pas encourager le suicide, l’automutilation, les troubles alimentaires ou la drogue, pousser au secret ou à l’isolement, ni produire de contenu sexuel.
Contexte
Les exploitants devront vérifier l’âge avec plusieurs méthodes, dont au moins une qui ne repose pas uniquement sur une pièce d’identité officielle, puis supprimer les données d’âge après vérification. Le procureur général pourra demander jusqu’à 25 000 dollars d’amende par infraction, ainsi que la destruction des données obtenues illégalement. Un site de plaintes sera ouvert au public.
Le texte est porté par la sénatrice Kristen Gonzalez et le député Alex Bores. Selon l’IAPP, douze États américains avaient déjà adopté des règles sur les chatbots en juillet, dont la Californie avec une approche différente, fondée sur des audits.
Pourquoi ça compte
C’est l’une des lois les plus précises sur les « compagnons » artificiels. Elle vise la conception même du produit, pas seulement les contenus, et s’ajoute à un ensemble de lois d’États qui diffèrent les unes des autres.
Lecture Neurone21
Pour un éditeur, la contrainte la plus lourde est la vérification d’âge : sans elle, toutes les interdictions s’appliquent à tous les utilisateurs. En Europe, l’AI Act et le RGPD posent déjà des exigences proches sur la transparence et les données de santé.