
Le fait
Panasonic Holdings prévoit de développer des robots humanoïdes. C’est Akira Sakakibara, directeur de l’IA du groupe (Chief AI Officer), qui l’a annoncé lors d’un entretien avec Nikkei le 30 septembre, publié dans l’édition japonaise le 1er octobre puis par Nikkei Asia le 5 octobre 2026. Le groupe japonais vise un début de fabrication d’ici 2029.
Ce que l’on sait (et ce que l’on ne sait pas)
Les premiers usages visés sont les lignes de production en usine et les entrepôts. Selon Nikkei, Akira Sakakibara reconnaît qu’il n’y a « encore rien à montrer » en termes de résultats : Panasonic a commencé la recherche et développement, notamment sur les modèles d’IA chargés de faire fonctionner les robots. Le quotidien met en avant la confiance du groupe dans sa capacité à garantir un haut niveau de sécurité.
Nikkei Asia souligne que Panasonic compte s’appuyer sur son activité batteries. Selon East Asia Brief, la filiale Panasonic Energy cite les humanoïdes, aux côtés des véhicules électriques, parmi les cibles de ses cellules cylindriques de nouvelle génération, avec une demande professionnelle attendue vers 2028-2029. Aucun prototype, aucune fiche technique, aucun client et aucun budget n’ont été rendus publics.
Pourquoi ça compte
L’autonomie électrique est l’une des limites concrètes des humanoïdes. Un fabricant qui maîtrise à la fois les batteries, les moteurs et l’automatisation d’usine dispose d’atouts réels. Panasonic rejoint d’autres industriels japonais qui se positionnent sur un calendrier long, comme Kawasaki Heavy, qui vise un humanoïde autonome d’ici 2030.
Lecture Neurone21
À ce stade, c’est une intention, pas un produit. L’annonce dit surtout une chose : les grands groupes japonais ne veulent pas laisser le marché aux start-up chinoises et américaines. Pour les acheteurs, l’intérêt immédiat est ailleurs : Panasonic pourrait d’abord peser comme fournisseur de batteries pour les humanoïdes des autres.