
Le fait
Le 13 octobre 2026, sur le campus de Daejeon, le KAIST (Korea Advanced Institute of Science and Technology) déroule sa stratégie Physical AI : non pas un humanoïde de plus, mais des technologies de plateforme réutilisables sur plusieurs corps et secteurs (fabrication, santé, défense, logistique, vie quotidienne). Le président Bae Choong-sik porte en démo un exosquelette à IA qui suit force, équilibre et démarche.
Trois intelligences, cinq fondations
Le KAIST structure le sujet en intelligence sensorielle, intelligence motrice et intelligence collective (machines qui partagent et se coordonnent). Cinq fondations visées : actionneurs de précision, traitement de données physiques, infrastructure de centres de données, intelligence motrice, intelligence sensorielle.
Démonstrations du jour
- Équipe Park Hae-won : humanoïde capable de porter plus de 15 kg, après travaux sur le quadrupède HOUND.
- Équipe Shim Hyun-chul : PIBOT, robot pilote humanoïde destiné à manipuler les commandes d'un aéronef à partir d'informations de vol.
- Navigation autonome en environnements inconnus ; système d'échographie autonome.
- Exosquelette Kong Kyoung-chul (assistance mobilité / suivi santé).
Le KAIST dit renforcer les liens avec des spin-offs (Angel Robotics, Raion Robotics) et coopérer avec le NVIDIA AI Technology Center sur l'interprétation du mouvement humain.
Lecture Neurone21
Angle Corée cohérent avec l'AI Basic Act déjà suivi : passer du showroom humanoïde à une couche physique exportable. Pour un industriel EU, le message utile est la priorité plateformes (senseurs, action, flotte) plutôt que le clone humain. Neuromeka (réserve) : collaboration KAIST séparée (politique SCDP / humanoïde EIR, CoRL 2026) — non fusionnée ici faute de présence confirmée à l'événement du 13/10.