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Le Queensland veut punir la simple création d’hypertrucages sexuels, jusqu’à trois ans de prison

Regulation IA

Couverture éditoriale Neurone21 : Queensland, loi sur les hypertrucages sexuels

Le fait

La procureure générale du Queensland, Deb Frecklington, a déposé au Parlement de l’État un projet de loi, rapporté par ABC News le 27 octobre 2026, qui fait de la création d’hypertrucages sexuels sans consentement un délit. Un hypertrucage (« deepfake ») est une photo, une vidéo ou un son d’une personne réelle modifié par IA. Jusqu’ici, la loi de l’État ne punissait que la diffusion de ces images.

La peine maximale serait de trois ans de prison pour un adulte et de 18 mois pour un mineur. Le texte crée une définition de l’enregistrement audio intime et élargit celle de l’image intime aux images « non authentiques ». Un auteur ne pourra plus plaider qu’une victime placée dans un décor impossible, ou masquée par des émojis ou un filtre, n’entre pas dans la définition.

Contexte

La ministre cite l’affaire Antonio Rotondo, condamné pour avoir fabriqué et diffusé des images sexuelles truquées d’élèves et d’enseignantes de lycées de Brisbane, dont une enfant de 13 ans. La création elle-même échappait à la loi. Elle souligne que les écoles sont en première ligne.

Pourquoi ça compte

La tendance est mondiale : sanctionner l’acte de fabrication, pas seulement le partage. Dans l’Union européenne, l’accord de 2026 qui simplifie l’AI Act ajoute l’interdiction des applications de « dénudage » non consenti.

Lecture Neurone21

Pour les éditeurs d’outils d’image, le risque juridique se déplace vers le moment de la génération. Les filtres à l’entrée des requêtes deviennent une obligation de fait, plus seulement une bonne pratique.

Sources

  1. Queensland government introduces new laws criminalising creation of sexually explicit deepfake images — ABC News (27 octobre 2026)
  2. AI Act: deal on simplification measures, ban on “nudifier” apps — Parlement européen (2026)