
Le fait
L’Administration de la régulation du marché de Shenzhen a publié le 30 octobre 2026 un avis daté du 29 octobre qui contient des lignes directrices de protection des secrets d’affaires dans l’usage des outils d’IA par les entreprises. Le texte est un document d’orientation : il n’a pas de force contraignante. Le média 21jingji le présente comme le premier de ce type en Chine ; nous n’avons pas confirmé cette affirmation.
Contexte
Le guide suit tout le cycle de vie d’un outil d’IA : choix et admission, déploiement et configuration, utilisation et droits d’accès, puis mise à jour et retrait. Il recommande une liste blanche d’outils approuvés (par exemple, services d’IA générative déclarés, certifications de sécurité des données), le blocage des outils non autorisés et l’usage des seules versions officielles.
Son annexe propose une liste négative en trois niveaux. Les secrets essentiels ou importants ne doivent jamais être téléversés dans un outil d’IA. Les secrets ordinaires demandent l’accord du responsable de service et une anonymisation. Les informations courantes sont autorisées après anonymisation. Le texte traite aussi la réponse aux incidents et rappelle les recours possibles : administratifs, civils et pénaux.
Pourquoi ça compte
Le risque le plus courant n’est pas un piratage, mais un salarié qui colle un contrat, un code source ou une liste de clients dans un assistant d’IA. En Chine comme en Europe, les entreprises cherchent des règles internes simples, et ce guide les décline par niveau de sensibilité.
Lecture Neurone21
Un texte local, non contraignant, mais très réutilisable : la grille « interdit, soumis à approbation, autorisé après anonymisation » peut inspirer n’importe quelle charte interne d’IA, en France comme ailleurs. La limite : sans contrôle technique (journaux, filtrage), la liste reste un affichage. À suivre : une reprise par d’autres villes ou une version contraignante.