
Le fait
Le fabricant de matériel de soudage ESAB, d’origine suédoise, a présenté le 23 octobre 2026, au salon américain FABTECH, ROBBI AI, un robot collaboratif (ou « cobot », conçu pour travailler à côté des opérateurs) qui soude sans qu’on lui apprenne la trajectoire.
Comment il travaille
Une caméra et un capteur laser observent la pièce. Le système génère lui-même la trajectoire de soudure, là où un robot classique suit un chemin enseigné point par point. Il adapte son mouvement et ses paramètres quand l’écart entre les pièces varie, s’arrête s’il détecte un risque de défaut et apprend des soudures déjà réalisées. ESAB indique que l’apprentissage passe d’abord par la simulation avant le déploiement.
Les calculs se font sur place, sur un PC local, et le logiciel InduSuite maintient les paramètres dans les limites de la procédure de soudage qualifiée (WPS). Le bras est un UR10e ou UR20e d’Universal Robots, sur septième axe ou sur chariot, avec des postes EWM Titan XQ, Tetrix XQ ou Aristo Edge 500R.
Pourquoi ça compte
La programmation est le principal frein à la robotisation du soudage dans les ateliers qui produisent de petites séries. Un robot qui trouve seul le joint, même sur des pièces imparfaites, rend l’automatisation rentable sur des volumes jusqu’ici trop faibles.
Lecture Neurone21
L’« IA physique » arrive ici par une porte très concrète : un outil d’atelier, qui calcule localement et reste borné par une procédure qualité. Ni prix ni date de livraison ne sont annoncés, et les performances restent celles d’ESAB.