
Le fait
La start-up pékinoise SynDexy a annoncé le 30 octobre 2026 la première livraison en petite série de son robot C1, un humanoïde à deux bras monté sur roues, destiné aux étapes d’assemblage de précision dans des usines d’électronique grand public et de composants. Selon l’entreprise, il a dépassé 98 % de réussite sur les tâches clés lors des tests.
Contexte
Le C1 associe la vision et le toucher : des capteurs visuo-tactiles maison, à résolution spatiale de l’ordre du micron selon SynDexy, renvoient en temps réel ce que sentent les doigts. Côté logiciel, il utilise SynDexy M1, un modèle de manipulation qui fusionne vision, toucher et force. Le robot compte 22 degrés de liberté et une boucle de commande d’une milliseconde. Le développement a commencé en avril 2026, le premier prototype a été terminé en juillet et la première série livrée en octobre, soit six mois environ.
Fondée en 2025, SynDexy a pour directeur scientifique Fang Bin, professeur à l’université des postes et télécommunications de Pékin. Plus de 90 % de ses effectifs sont des chercheurs.
Pourquoi ça compte
L’insertion de petits connecteurs ou de pièces souples reste l’un des gestes les plus difficiles à robotiser. Le toucher est l’une des principales pistes pour y arriver.
Lecture Neurone21
SynDexy ne nomme pas ses clients et ne dit pas combien de robots ont été livrés ; le taux de 98 % vient de ses propres tests, et la primauté revendiquée pour M1 n’est pas étayée par des comparaisons externes. À suivre lorsque des usines en parleront elles-mêmes.