
Le fait
Le 16 octobre 2026, Yamazaki Mazak, fabricant japonais de machines-outils fondé en 1919, et ABEJA, éditeur tokyoïte de plateformes d’IA pour l’entreprise, lancent un développement commun d’IA physique pour l’atelier, sur la base de l’ABEJA Platform. Mazak vise une mise sur le marché au cours de son exercice 2028, selon IT Leaders.
Ce qui est développé
- Un agent de gamme d’usinage : à partir du plan ou du modèle 3D d’une pièce, il propose la méthode, l’ordre des opérations et les conditions de coupe. Il apprend sur des programmes MAZATROL, le langage conversationnel de commande numérique de Mazak. Contrairement au code G, qui décrit les mouvements de la machine, MAZATROL garde l’intention de l’opérateur (matière, type d’usinage, outil, forme), donc le raisonnement du technicien expérimenté. Le modèle serait livré avec la machine, puis réentraîné par chaque client sur ses propres programmes.
- Un agent de planification : intégré à l’application qui pilote les automatismes autour des machines (robots, transfert de palettes, chariots autonomes), il propose un planning à partir des ordres de fabrication, de l’état des équipements et des stocks. Il apprend comment les planificateurs expérimentés arbitrent face à une panne, un manque de matière ou une commande urgente.
- Un environnement d’apprentissage pour robots : de la collecte des données d’atelier jusqu’aux essais sur machine réelle.
Pourquoi ça compte
Pénurie de main-d’œuvre et transmission des savoir-faire : ce sont les deux problèmes que mettent en avant ABEJA et Mazak, et ils se posent aussi dans les ateliers européens. L’intérêt du projet tient à sa matière première : des décennies de programmes conversationnels qui contiennent déjà la logique métier, là où le code G l’a perdue. ABEJA revendique une approche avec l’humain dans la boucle : l’agent propose, l’opérateur valide, le modèle apprend.
Lecture Neurone21
C’est une annonce de développement, sans performance mesurée, et le produit n’arrivera pas avant 2028. Le schéma est à retenir pour les constructeurs européens de machines : le fabricant qui maîtrise le format des données de ses machines peut livrer un modèle déjà entraîné avec chaque machine.