
Le fait
Le 4 novembre 2026, Speedbot, entreprise basée à Changsha (Chine), a présenté Weldroid-W1, un robot humanoïde bipède conçu pour le soudage. Selon ServoSpace, qui reprend Latest Robot News, l’entreprise dit qu’il entrera dans un chantier naval pour des essais de soudage avant la fin de l’année.
Contexte
La page produit de Speedbot donne la fiche technique :
- 170 cm et 60 kg, avec 27 degrés de liberté (le nombre de mouvements indépendants du corps) ;
- 10 kg de charge au bout du bras et 30 kg pour le corps entier ;
- une vision par caméras stéréo et radar laser (LiDAR) dans la tête, plus un scanner 3D à lumière structurée tenu à la main ;
- des modules d’articulation d’un couple de pointe pouvant atteindre 120 newtons-mètres ;
- un « cerveau » d’IA embarqué pour la commande des mouvements, la navigation visuelle et des modèles d’IA généralistes pour l’action physique.
L’argument d’accès, selon ServoSpace : des jambes pourraient entrer dans des espaces de coque étroits où des portiques de soudage fixes ne passent pas.
Pourquoi ça compte
La construction navale combine des pièces énormes, des sols irréguliers et des postes difficiles, donc peu de lignes robotisées classiques. Un humanoïde soudeur serait, s’il tient sa promesse, une autre façon d’automatiser que le cobot (robot collaboratif) fixé à un poste, comme les solutions déjà vues chez ESAB ou Fincantieri (voir nos billets sur ESAB et Fincantieri).
Lecture Neurone21
Il s’agit d’une annonce de produit avant essais : la page ne donne ni vitesse de soudage, ni taux de contrôle réussi, ni autonomie, ni prix, ni nom du chantier naval. Les essais de fin d’année sont une intention de l’entreprise, rapportée par un média tiers. À suivre : le nom du chantier, la qualité des soudures mesurée et le temps de fonctionnement réel.